17.03.2010
"This is the end" (Jim Morrison - The Doors)
Enterré au Père Lachaise, Jim Morrison a touvé les mots avant moi...
Un vrai brin de nostalgie m'envahit avant de quitter l'Australie.
J'aime ce pays, j'aime les australiens,et pourtant je ne connais rien de l'île continent. Nous avons parcouru plus de 7000 km et nous n'avons rien vu ou presque. Quatorze fois la France, un peuple citadin réparti sur quelques mégalopoles. Une terre paradoxale, et des données incroyables comme l'Etat des "Territoires du Nord" peuplé de 160000 habitants, grand comme trois fois la France (100000 habitants à Darwin au nord et 30000 à Alice Springs au Red Center, reste 30000 pelés installés dans le désert au beau milieu de nul part dans des villes fantômes, des villes sous-terraines, des road houses, dans le bush où il n'y a même plus de kangaroo!).
Mais c'est une terre d'aventure!
Tu peux parcourir les 2000 km de piste séparant Adélaïde de Perth en trois ou quatre jours, tu embrasseras le désert. Tu peux faire la traversée "Nord-Sud" pour fuir les cons, tu ne seras pas emmerdé... trois mille kilomètres de paix totale! La liberté, la vraie.
A coup sur nous y reviendrons, trois semaines, trois mois, six mois, deux ans, mais nous y reviendrons!
Ce soir, nous avons fait un classement préférentiel de notre petite escapade familiale. Voici le résultat des courses:
Martin et Armelle: 1) Australie 2) Madagascar 3) Afrique du Sud (trop cout séjour) 4) Maurice 5) Bali
Léo et Olivier: 1) Australie 2) Madagascar 3) Afrique du Sud (trop cout séjour) 4) Bali 5) Maurice
Mada reste Mada. Déroutante, accueillante, fatiguante et même très fatiguante, c'est beau! C'est l'Afrique avec ses excès, sa non-chalance, ses tracas. Mais une vie exceptionnelle, de la vitalité, de la débrouille, de la récup, et 45% de la population agée de moins de seize ans.
L'Afrique du Sud, nous y sommes restés peu de temps, seulement sur la région du Cap. C'est beau, admirablement beau et diversifié. Mais il reste une grosse cicatrice qui mettra bien des décennies à se résorber.
Bali, c'est une autre histoire et une autre culture. Fantastique havre de repos pour les touristes stressés de leur vie ébouriffée. Il nous a manqué de l'espace, et le temps a pris le dessus!
Maurice, c'est différent. Nous y avons des amis, de la famillle, et des habitudes. C'est toujours un vrai plaisir de retrouver notre copain Anil pour une partie de pêche ou un verre le soir sur la plage.
Le monde est beau, la planète est grande, et la vie est trop courte...
Les hindous croient en la réincarnation (le temps passé sur terre n'est qu'une étape avant une nouvelle incarnation pour atteindre, au final, le nirvana). Sur la plage mythique de "Bondi Beach" à Sydney, je pouvais lire en grosses lettres peintes sur un mur " Tu ne vis qu'une seule fois". Je crois que je suis déjà beaucoup moins hindouiste!
Il reste tant et tant à faire. Nous en avons parlé aux enfants. Ils ont également plein d'idées à nous suggérer.
Seulement pour le moment, leurs uniques objectifs sont de retrouver la maison, Eclair, leur chambre, les copains, l'école, le judo, le poney, les mamies, Mesves -les-Bains, la fondues savoyarde du samedi soir, la maître, la maîtresse, le tennis, Lilou, Alain, Alvin, Maxime, les cousins, le jardin, les BBQ, les voisins, les warein, les apéros, les restos le samedi midi, et leur chambre, surtout leur lit!
Bref, dans quelques heuressssssss!!!!!!! nous serons en France, à Mesves-les-Bains, et nous sommes heureux de rentrer chez nous.
MAIS NOUS REPARTIRONS!
15:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.03.2010
La fin approche...
Après notre ballade sur Kangaroo Island, petite île au sud d'Adélaïde (150 km par 50 km), nous avons repris la route en direction des Grampians (Grampians National Park) à 300 km de melbourne. Une longue journée, un vrai "Road Trip" de 600 km sur une route bordée de champs de blé, et de champs de blé. Naturellement dans ce désert de céréale, nous avons croisé une ou deux "Road House" pour un pique-nique improvisé en bord de route.
Le Parc National des Grampians était en vu. Nous avons été récompensés de nos efforts. Formidable, fantastique, des animaux partout, des kangourous dans le camping, et un petit-déjeuner au petit matin avec les polaires compte tenu des températures automnales (10°). La France n'est pas la seule à souffrir du froid!
Aujourd'hui nous nous sommes approchés de Melbourne (100km) pour un retour dans le temps, à l'âge des chercheurs d'or. Nous verrons ça demain. Les enfants sont excités comme à l'époque de la fièvre de l'or qui agitait l'Australie.
Cela ne s'invente pas, il nous faut un rendez-vous chez un dentiste car Léo a mal aux dents!
Plus que 950km avant Sydney et le retour en France. A moins que nous ne décidions de prolonger notre promenade en Australie de six mois!
10:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.03.2010
Kangaroo Island, la bien nommée
Nous devons bien l'avouer, nous avons craint de passer pour des imbéciles à notre retour: "C'était bien l'Australie?" "Super, absolument génial!" "Et les kangourous, ils sont comment?" "Euh!, ils font des bonds..."
En fait, depuis notre départ de Sydney jusqu'à il y a quelques jours, nous avons vu des centaines de panneaux "Warning, Be carefull, Kangaroo". Et pas la queue d'un, rien! Dieu sait si nous avons scruté les prairies, les forêts d'eucalyptus, les monts et les vallées, les plages et les près! Rien, pas une trace, si ce n'est les squelettes désséchés sur les bords des pistes!
Bien sur, pour avoir l'air moins idiots à notre retour, nous sommes allés visiter des "Wildlife Parks" sensés rendre les touristes moins idiots à leur retour...
Il faut dire que les kangaroos sont les proies préférées des "Dingos". Aussi nous pensions en voir dans l'outback. Après 2000 km autour d'Alice Springs, à part des Dingos, nous avons vu des Dingos!
Un vrai dilemne se posait à nous: Passer pour les premiers touristes de l'histoire à ne pas avoir croisé l'animal symbole de l'Australie ou mentir! Je crois que la seconde hypothèse aurait prévalu...
Délivrance, fin du dilemne en débarquant à Kangaroo Island! Des kangaroos partout. Des petits, des moyens, des grands et même très très grands! "Les gars, regardez les kangaroos!" "Léo: mais non c'est des chevaux!". C'était des kangaroos, des grands, très très grands! Deux mètres environ, impressionnant! Un régal, nous n'allions plus passer pour des imbéciles, et nous n'aurions pas à mentir (Nous nous y étions pourtant résignés!).
Bon sinon, nous avons vu plein de choses et d'animaux (Lion de mer, phoque, Echnidé- Genre de Hérisson, Koala, Alpaga, Cacatoés-le corbeau local, Pélican, Perruche, Cormoran, Wallaby, Goanna-Lézard...). Kangaroo Island is great, qui plus est, Kangaroo Island a sauvé notre honneur!
Désormais, nous sommes prêts à quitter l'Australie! C'est une blague, nous y resterions bien six mois de plus (comme les amis de Léo et Martin - Bonjour Zakary, Calypso et Romane - rencontrés hier, et engagés pour un tour de l'île sur sept mois). Mais ceci fera l'objet d'une note plus développée!
10:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.03.2010
Les dieux aborigènes sont venus à nous...
Après une journée d'apocalypse, les dieux aborigènes nous ont ouvert le désert. Quelques centaines de kilomètres de pistes fermées, il nous restait encore de l'espace pour nos escapades. Armelle a bien pris quelques frayeurs dans la traversée de rivières. Il faut bien l'avouer, nous avons dû rebrousser chemin à deux reprises malgré l'insistance des Schtroumpfs... Les paysages sont d'une pure merveille, mais peu distrayants. 2000 km dans le désert, et 450 km aller pour atteindre Uluru (Ayers Rock), la montagne sacrée des aborigènes.
Les kilomètres ne sont rien comparés au nombre de mouches omni-omni-omniprésentes! Fumer, manger et apprécier le vin australien dans ces conditions relève de l'exploit! Pourtant nous avons rencontré des inconditionnels!
Un couple d'australiens et trois enfants, copains de Léo et Martin, parti pour un voyage de deux ans à travers l'Australie, des retraités français de soixante-dix ans bien bien bien tapés qui traversent le désert de Adélaïde à Darwin puis direction Cairns (avec un anglais des plus approximatif!), un second couple de français avec deux enfants arrivant d'Amérique du Sud via la Polynésie en Australie et poursuivant un tour du monde sur un an, trois jeunes gens toujours français croisés partout dans le désert... Ce soir Léo et Martin ont rencontré de nouveaux phénomènes français faisant un road trip de sept mois en Australie!
Bref, notre séjour nous semble bien court, il manque six mois pour l'ïle continent.
A coup sur nous y reviendrons!
11:36 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27.02.2010
L'outback - Alice Springs
Après deux heures de vol, nous voilà arrivés à Alice Springs en plein désert (à 1500 km de Adélaïde au sud - 1500 km de Darwin au Nord). Ici on peut traverser l'équivalent de la distance "Lille - Marseille" en trois pompes à essence, vu que celles-ci sont distantes de 250 km à 350 km. Plantées au milieu de nul part, les stations service font office de tout question civilisation: pompe à essence, camping, store, et réconfort... Bref, il n'y a rien, si ce n'est le pompiste et sa famille!
Mais Alice Springs nous a réservé bien des surprises. D'abord, le taxi souligne notre chance de voir la rivière proche de l'aéroport en crue, du fait que celle-ci est habituellement aride. En effet le ciel est gris et encombré. Ensuite, la température est bien éloignée des informations alarmistes que nous avions reçues (entre 40° et 45°). Un honnête 20° fera l'affaire! Seul problème la pluie ne cesse de tomber. Un verre pris dans un pub de la ville nous a permis de glaner quelques renseignements. En terrasse la partenaire de cigarette de Armelle lui annonce ne pouvoir regagner son "home sweet home" depuis plusieurs jours du fait des intempéries, et des pistes innondées. Elle attend donc la fin du déluge à Alice Springs.
Serviable l'australienne interroge un client du pub, guide touristique de son état. Résultat, aucun problème pour nous rendre à Ayers Rocks à condition de ne pas quitter l'asphalte. Il faut donc oublier les curiosités désservies par les pistes. Ce corollaire réduit singulièrement nos ambitions initiales. Les pistes sont impraticables, et la pluie est annoncée pour les cinq prochains jours.
Dans deux heures, nous devons récupérer notre véhicule et les tentes prévues au package en vu des longues nuits étoilées (on nous a annoncé un spectacle unique) dans l'outback. Nous allons devoir aviser, nous adapter, en fait on ne sait pas trop ce qu'on va faire... Une réunion de crise devrait permettre de décider au petit déjeuner, dans une ou deux heures, quand les enfants auront décidé de se réveiller!
23:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note































